Par Calleigh
Résumé : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Lettre de suicide.
Genre : One shot, Drama, Romance.
Paring : Tiva.
Rating : K+
Note de l’auteur : *Voilà une idée qui m’a traversé l’esprit quand j’étais dans ma douche, non aucun commentaire désobligeant merci.
*Merci à Mimy pour son avis sur cette fic écrit en peu de temps, mais qui m’a fait pleurer en l’écrivant.
Attention : N’oubliez pas vos mouchoirs !
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A
vous tous ma famille,
Choisir, toujours choisir,
cette fois je n’ai pas pu alors j’ai pris la troisième option. De toute façon
je ne pouvais choisir entre vous qui êtes ma famille et mon pays dans les deux
cas j’aurais perdu les deux ce qui finalement revient au même. Ne pensez pas
que j’ai choisi la situation de facilité, oh non ce n’est pas ça, il n’y a pas
toujours de solutions comme vous aimez à le penser. Mon geste n’a pas été
choisi à la légère.
Pardon Gibbs si je déçois tes
attentes, tu as tellement fait pour moi, je t’en serais éternellement
reconnaissant. Tu m’as fait confiance et j’apprécie sincèrement.
Jenny, toi aussi j’apprécie
que tu m’es fait confiance. En m’offrant ce poste tu m’as offert une famille,
j’ai compris l’amitié, l’amour… Ca aussi c’est précieux pour moi. J’ai aimé
travailler avec toi toutes ses années, surtout cette traversé de l’Europe de
l’est. Mémorable, même si tu n’as pas vraiment apprécié ma conduite. Conduite
que Tony n’apprécie guère non plus…
Tony, que te dire… Tu es celui
qui m’a le plus donné. Tu étais bien plus que mon partenaire n’en doute jamais.
Ne lui en veut pas Gibbs, nous connaissions la règle et pourtant… Tony tu m’as
appris l’amitié, la confiance et l’amour. Car je n’ai plus peur de te le
dire : Je t’aime. Tu m’as pourtant tellement poussé dans mes
retranchements, je n’ai pas eu le choix et aujourd’hui je t’en suis
reconnaissante pour le reste de l’éternité (je ne vais pas dire ma vie, je
serais morte dans quelques instants).
Mon D.ieu qu’est ce que mon
père oblige à faire, si seulement j’avais eu plus de temps. Je ne peux pas vous
trahir pour le compte du Mossad c’est trop dure. A croire que ma fratrie était
condamnée à mourir à cause de mon père. D’abord Tali, puis Ari (désolé pour le
chagrin qu’il vous à causer mais il reste quand même mon frère) et enfin moi.
Ne ramenez pas mon corps en
Israël. Je n’y ai plus ma place. Et j’ai envie de rester auprès des personnes
qui ont vraiment compté dans ma courte vie. Tony connaît les rituels pour mon
enterrement, j’en suis certaine, Tony promet moi d’être assez fort pour que je
sois enterrée dignement, je t’en pris j’en ai besoin, tu m’as dis m’aimer,
prouve moi le en étant fort. Ca me fait tellement de peine de te laisser cette
responsabilité mais je n’ai encore une fois pas le choix. Je n’ai plus ma place
nul part et je préfère partir avant d’être exilé et d’en mourir de chagrin.
McGee, Abby, Ducky et toi
aussi Jimmy, je voudrais vous dire merci, merci d’avoir essayer de m’aider
quand j’en avais besoin, merci de m’avoir accordé votre confiance alors que
j’essayais de vous tenir loin de ma vie. Ducky merci pour ta clairvoyance qui
m’a permis d’avancer. Si j’ai pour Gibbs l’affection que j’ai pour un père et
pour Tony celle de l’être aimé, vous avez été pour moi de réels amis avec tout
ce que cela implique.
Je ne veux pas que mes
affaires soient renvoyés en Israël, certaines choses sont trop personnelles
pour que mon père les ai entre les mains. Détruisez les, vendez les, gardez
les, faites en ce que vous en voulez comme vous le voyez moi je n’en ai plus
vraiment besoin.
Mais par pitié ne soyez pas
triste de ma mort. Je n’avais plus ma place dans ce monde de toutes façons et
il en sera mieux ainsi pour tout le monde. Tony, je ne vais pas te demander de
m’oublier, je ne le veux pas, mais je ne veux pas que tu me pleures trop
longtemps, j’aimerais que tu refasses ta vie, en espérant que tu me gardes
quand même une petite place dans ton cœur, mon ami, mon amant, mon amour.
Bon sang, je n’aurais jamais
pensé que se soit si dure de trouver les mots juste à coucher sur le papier,
pour vous expliquer mon geste, pour vous dire ce que je ressens. Pardonnez moi,
si les mots employés ne sont pas les bons, mais je n’écris pas dans ma langue
et je viens seulement de comprendre les implications de ce que voulait dire le
verbe aimer.
Il est donc temps de vous dire
Adieu et merci. Shalom.
Ziva David.
Les larmes de Tony se mêlaient à celle de Ziva sur le bout de papier effaçant l’encre par certains endroits, elle était morte, Il n’arrivait toujours pas à y croire pourtant il était là dans la morgue à veiller son corps avant ses funérailles comme le voulait ses croyances. Elle avait raison, il en avait beaucoup appris sur sa religion afin de mieux la comprendre. Il la regarda, elle semblait dormir, son corps était intact, comme il le fallait. Il tendit la main pour lui caresser les cheveux mais arrêta son geste, il ne pouvait pas, il n’en avait pas la force. Son cœur menaçait de tomber en miette d’une seconde à l’autre, comment continuer sans elle…
« Je ferais mon possible pour qu’elle soit enterré à Arlington. » La voix de son patron ramena brusquement Tony à la triste réalité.
« Je crois que ça lui plairait » La voix du jeune italien était enroué, trop d‘émotions. Gibbs avait lu la lettre avant de la rendre à Tony. C’est aussi lui qui avait découvert Tony en larmes serrant le corps sans vie de sa compagne dans ses bras. A se moment, les parties de son cœur qui n’étaient pas encore brisés avaient fini par le devenir. Il venait de perdre ses enfants, Ziva était morte et Tony ne serait plus jamais le même, il savait ce que signifiait perdre l’être que l’on aime le plus sur cette foutu Terre. Il s’éloigna, il savait que Tony voulait être seul pour pouvoir la pleurer. Mais la voix du jeune agent l’arrêta dans sa lancée.
« Elle était partante pour fonder une famille, Gibbs. Je ne sais pas ce que se salaud lui a dit pour qu’elle en arrive là.
-Je l’ignore Tony, je l’ignore. Et j’ai bien peur qu’on ne le sache jamais.
-J’ai besoin de savoir.
-Alors nous essayerons de le savoir »
Une promesse, un espoir, Tony ignorait la signification exacte de ce que voulait dire Gibbs par là, mais tant pis. Des idées de vengeance lui vrillaient le cœur et l’âme. Il avait besoin d’un coupable. Quelqu’un venait de lui arracher son avenir. Mais il savait qu’il ne pourrait pas partir tant qu’il n’aurait pas compris pourquoi elle était partie loin de ses yeux, de ses bras. Une chose était sûr, il chérirait toute sa vie les moments passés avec elle.
FIN