Par Calleigh
Résumé : Lettre de Tony à son défunt amour.
Paring : Tiva
Rating : K+
Genre : One
shot, drama.
Note de l’auteur : Et voilà une fic que j’avais écrite en cours, et oui les cours en amphithéâtre ça peut être barbant ! Je l’ai retrouvé en faisant le grand tri dans ma chambre et autant le dire que ça en avait besoin en tout cas je vous laisse apprécier…
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Tout s’est passé si
vite ! L’appel de Gibbs, notre arrivée sur la scène de crime, l’enquête et
surtout le retour du meurtrier sur les lieux du crime. Nous nous étions fâchés,
une dispute le matin même pour une histoire débile. Je venais de te proposer de
t’installer chez moi et tu as refusé. J’étais en colère, je n’ai pas voulu
écouté tes arguments, le pourquoi du comment. Moi j’ai pris ça pour de la peur
de s’engager, maintenant je sais que s’était pour me protéger du Mossad mais il
est trop tard pour m’excuser et je le regrette sincèrement. J’aurais dû te dire
que je t’aimais quand j’en avais encore le temps, mais j’avais peur. Je
t’accuse d’avoir eu peur alors qu’en réalité c’est moi qui avait peur. Mea
Culpa. Enfin aujourd’hui je n’ai plus peur et je te le couche sur du papier
dans ses quelques lignes : Je t’aime Ziva David. J’ai maintenant la force
de le crier à l’univers tout entier mais je ne peux malheureusement plus te le
dire en te regardant dans les yeux. C’est mon plus grand regret. Nous aurions
sûrement pû être heureux mais ce meurtrier ne nous en
a pas laissé le temps. Il est revenu sur les lieux du crime et nous n’avons pas
eu le temps de réagir enfin je n’ai pas eu le temps de réagir. Tu m’as poussé
et tu as pris la balle qui m’était destiné. Pourquoi as tu fait ça ? En
réalité je connais la réponse car j’aurais fait la même chose, mais je regrette
de ne pas être mort aussi parce que vivre sans toi n’est pas vivre, simplement
survivre. Je ne mange plus, je ne dors plus sous peur de voir derrière ton
visage sans vie s’imposer à moi. Maintenant je le sais, s’en était fini des
petites amies, des rendez-vous sans lendemain, tu étais la femme de ma vie mais
apparemment D.ieu en avait décidé autrement. Te voir t’effondrer sur le sol me
hante jour et nuit. J’ai été incapable de faire quoi que se soit pour te sauver,
je n’ai réussi qu’à abattre l’homme qui t’a retiré à moi. Quand Gibbs m’a dit
que s’était fini, je n’ai pas voulu le croire et pourtant il a fallu que je me
fasse à cette idée, tu n’étais plus, je t’ai perdu, la douleur est tellement
présente, j’ai l’impression qu’on resserre un étau autour de mon cœur, je
voulais mourir, pourtant j’ai veillé ton corps selon tes coutumes et ce même
quand Ducky a pratiqué ton autopsie. Je ne t’avais pas encore pleuré,
toujours sous le choc mais je me suis effondré de douleur quand ce brave Ducky
m’a annoncé que tu étais enceinte, le savais-tu ? Probablement pas. Tu ne
te serais probablement pas sacrifié. Tu aurais protégé notre enfant, instinct
maternel. Mon D.ieu ! Il y a tellement de chose de toi que j’ignore et que
j’aurais aimé savoir, je n’ai pas vraiment eu le temps d’apprendre à te
connaître. C’est triste mais je ne connais même pas ta couleur préférée. Et je
n’aurais plus le loisir de le découvrir maintenant que tu n’es plus là. Et
voilà, mes larmes surgissent de nouveau sans que je puisse les arrêter, je te
pleure et je pleure l’enfant que nous aurions dû avoir. Un petit bout de toi et
de moi. Nous allions être parents… J’aurais tout fait pour qu’il est une
enfance géniale. Bien meilleure que les nôtres ça c’est certain. Le jour de ton
enterrement a été aussi une épreuve, j’avais l’impression de te perdre une
nouvelle fois. Mais je n’ai pas pleuré, non je n’avais pas le droit, je devais
respecter tes coutumes comme je te respectais toi. Je t’ai donc accompagné jusqu’à
ta dernière demeure sur cette terre qui t’a vu naître et grandir. Je couche ses
derniers mots sur le papier pour essayer d’exorciser ma peine, non je ne
mettrais pas fin à mes jours tu t’es sacrifié pour moi, je n’en ai pas le
droit mais j’erre maintenant sur cette terre comme une âme en peine attendant
mon heure pour te rejoindre. Attend moi mon amour…
Tony.
L’agent DiNozzo sortie une boite d’allumettes de sa poche, et brûla la lettre laissant les restes s’envoler au gré du vent, le cœur gros. Il savait que les autres s’inquiétaient pour lui, il n’avait toujours pas pleurer la femme qui donnait à sa vie l’envie d’être vécue. Il ne pouvait pas, ça aurait été lui dire définitivement adieu. Et ça s’était trop dure pour lui. Son téléphone sonna, Gibbs, encore une enquête, il prit la direction du NCIS priant pour que cette fois se soit la dernière…
FIN